Petit dico

Les mots du dojo

146 termes que vous entendrez sur le tatami, du salut aux projections. Tapez un mot, en japonais ou en français.

A

Ai-hanmi

Les deux partenaires sont dans la même garde : pied droit devant face à pied droit devant, ou gauche face à gauche.

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Ai-hanmi katate-dori

Saisie croisée : uke saisit de sa main droite le poignet droit de tori (ou gauche sur gauche), les deux partenaires étant dans la même garde. Selon la convention de l’Aikikai, ai-hanmi désigne donc la saisie croisée ; on dit aussi kōsa-dori (交差取り).

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Aikidō

« La voie (dō 道) de l’harmonie (ai 合) avec l’énergie (ki 気) ». Art martial japonais fondé par Ueshiba Morihei, sans compétition, qui cherche à neutraliser une attaque en s’unissant à elle plutôt qu’en s’y opposant.

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Aikidōka

Pratiquant ou pratiquante d’aïkido, quel que soit son niveau.

Personnes et grades

Aikikai

L’organisation fondée au Japon pour transmettre l’aïkido du fondateur. Son siège est le Hombu Dōjō de Tōkyō, dirigé par le dōshu. Le club, membre de l’ACSA, s’inscrit dans cette lignée.

Personnes et grades

Ashi

Le pied ou la jambe. Le mot se retrouve dans le nom de nombreux déplacements : tsugi-ashi, ayumi-ashi, okuri-ashi…

Corps et cibles

Atemi

Frappe portée à un point du corps. En aïkido, elle sert surtout à déséquilibrer le partenaire ou à capter son attention, plutôt qu’à blesser.

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Awase

« S’accorder » : exercices à deux, souvent aux armes, pour synchroniser son geste et son rythme avec ceux du partenaire.

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Ayumi-ashi

Pas marché : les pieds se croisent comme dans la marche ordinaire, ce qui change de garde à chaque pas.

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B

Bokken

Sabre en bois d’environ 1,05 m, en chêne rouge (akagashi) ou blanc (shirakashi), utilisé pour l’étude du sabre. On dit aussi bokutō (木刀).

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Budō

« La voie martiale » : les arts martiaux japonais compris comme un chemin de formation de la personne, et pas seulement comme des techniques de combat.

Principes

Bushidō

« La voie du guerrier » : le code moral des bushi, les guerriers japonais, fondé sur la loyauté, le courage, l’honneur et la maîtrise de soi.

Principes

C

Chūdan

Le niveau moyen : le tronc. Chūdan-no-kamae est la garde moyenne, la pointe de l’arme dirigée vers la gorge du partenaire.

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D

Dan

Les grades de ceinture noire, comptés en montant à partir du premier dan (shodan, 初段). Le shodan marque moins un aboutissement que le vrai début de l’étude.

Personnes et grades

Dōjō

Le lieu (jō) où l’on étudie la voie (dō). Chez les bouddhistes, c’était la salle consacrée à l’étude des textes sacrés et à la méditation ; les bushi (guerriers) venaient y apprendre auprès des moines zen le détachement vis-à-vis de la vie, selon les exigences du bushidō. Aujourd’hui, c’est la salle où l’on pratique, et on la respecte comme telle.

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Dōjō-chō

Le responsable d’un dojo, qui en dirige l’enseignement.

Personnes et grades

Dōmo arigatō gozaimashita

« Merci beaucoup » (pour ce qui vient d’avoir lieu) : on remercie ainsi le professeur et ses partenaires, en saluant, à la fin du cours ou d’un exercice.

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Dōshu

« Maître de la voie » : le chef de file mondial de l’aïkido Aikikai. La fonction se transmet dans la famille Ueshiba : après le fondateur, elle est passée à son fils Kisshōmaru, puis à son petit-fils Moriteru.

Personnes et grades

E

Eri

Le col de la veste ; ushiro eri-dori est la saisie du col par derrière.

Corps et cibles

F

Fukushidōin

« Instructeur adjoint » : premier titre d’enseignant décerné par l’Aikikai, en principe à partir du 2e dan. Comme shidōin et shihan, c’est un titre d’enseignement, qui s’ajoute au grade sans le remplacer.

Personnes et grades

G

Gedan

Le niveau bas : sous la ceinture. Gedan-no-kamae est la garde basse, la pointe de l’arme abaissée vers les genoux du partenaire.

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Gokyō

« Cinquième enseignement » : proche d’ikkyō, mais avec une saisie inversée du poignet ; on l’emploie notamment contre une attaque au couteau (tantō).

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Gyaku sankaku

« Triangle inversé » : autre nom du han kaiten sabaki, la demi-rotation sur place qui inverse le triangle de la garde (hanmi), de gauche à droite ou l’inverse.

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Gyaku-hanmi

Les partenaires sont en gardes inversées : l’un pied droit devant, l’autre pied gauche devant, comme dans un miroir.

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Gyaku-hanmi katate-dori

Saisie en miroir : uke saisit de sa main gauche le poignet droit de tori (ou droite sur gauche), les partenaires étant en gardes inversées. Selon la convention de l’Aikikai, gyaku-hanmi désigne donc la saisie en miroir.

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H

Hakama

Large pantalon plissé de la tenue traditionnelle des samouraïs. Au club, on le porte à partir de la ceinture noire (yūdansha).

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Hanmi

« Demi-corps » : la garde de base, un pied devant l’autre, le corps légèrement de biais, formant un triangle. En hidari-hanmi, le pied gauche est devant ; en migi-hanmi, le droit.

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Hanmi-handachi

Tori est à genoux, uke debout. On apprend ainsi à travailler avec un partenaire plus haut que soi.

Postures et déplacements

Hara

Le ventre, centre de gravité et siège de l’énergie. Son point central, quelques centimètres sous le nombril, s’appelle tanden (丹田) ou seika tanden ; bouger « à partir du hara » donne stabilité et puissance.

Principes

Hidari / Migi

Gauche / droite. Hidari-hanmi : garde pied gauche devant ; migi-hanmi : garde pied droit devant.

Postures et déplacements

Hiji

Le coude, articulation contrôlée dans plusieurs immobilisations.

Corps et cibles

Hiza

Le genou. En shikkō, on se déplace sur les genoux.

Corps et cibles

I

Ikkyō

« Premier enseignement » : contrôle du bras par le coude, qui amène uke au sol à plat ventre. Aussi appelé ude-osae (腕押さえ).

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Irimi

« Entrer avec le corps » : avancer dans l’attaque, hors de sa ligne, pour se placer à côté ou derrière le partenaire. Avec tenkan, l’un des deux mouvements fondamentaux ; au club, on travaille mae ashi irimi tsugi ashi et ushiro ashi irimi.

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Irimi-nage

« Projection en entrant » : tori entre derrière uke, ramène sa tête contre son épaule, puis le projette d’un mouvement enveloppant du bras.

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J

Jiyū-waza

Pratique libre : tori répond par les techniques de son choix à une attaque donnée, répétée par un ou plusieurs partenaires. On la demande notamment lors des passages de grade.

Techniques

Jō

Bâton de moyenne longueur, généralement d’environ 1,26 à 1,28 m, en chêne.

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Jōdan

Le niveau haut : la tête et le visage. Désigne aussi la garde haute, l’arme levée au-dessus de la tête.

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Jōdan-tsuki

Coup de poing direct au visage.

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K

Kaiten

Rotation : pivot sur place qui change l’orientation du corps. Au club : zen kaiten sabaki (rotation complète) et han kaiten sabaki (demi-rotation, aussi appelée gyaku sankaku).

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Kaiten-nage

« Projection en rotation » : tori abaisse la tête d’uke et fait tourner son bras vers l’avant, pour l’envoyer en roulade. Il existe en uchi (内, par l’intérieur, en passant sous le bras) et en soto (外, par l’extérieur).

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Kamae

La garde : posture prête à l’action, à mains nues ou avec une arme. Elle traduit autant une attitude intérieure qu’une position du corps.

Postures et déplacements

Kamidana

Petit autel shintō placé en hauteur, sur le mur du kamiza, dans certains dojos, en particulier au Japon.

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Kamiza

Le côté d’honneur du dojo, souvent orné d’une photo d’Ō-sensei ou d’une calligraphie ; on l’appelle aussi shōmen (正面, « le devant »). On le salue au début et à la fin du cours.

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Kata

Forme codifiée : un enchaînement fixé de mouvements, seul ou à deux, que l’on répète pour en intégrer les principes. Très présent dans le travail aux armes. À ne pas confondre avec kata (肩), l’épaule.

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Kata

L’épaule ; kata-dori est la saisie à l’épaule. À ne pas confondre avec kata (型), la forme codifiée.

Corps et cibles

Kata-dori

Saisie de la veste de tori à l’épaule, d’une main. Souvent suivie d’une frappe : kata-dori men-uchi.

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Katame-waza

Les techniques d’immobilisation, qui contrôlent uke au sol par une clé articulaire (d’ikkyō à gokyō). On dit aussi osae-waza.

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Katate-dori

Saisie d’un poignet avec une main. Selon la garde, on distingue ai-hanmi katate-dori (saisie croisée) et gyaku-hanmi katate-dori (saisie en miroir) ; employé seul, le terme désigne le plus souvent la saisie en miroir.

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Keiko

L’entraînement, la pratique. Le mot évoque l’idée de « réfléchir sur l’ancien » : on répète les formes transmises jusqu’à les comprendre de l’intérieur.

Au dojo

Keikogi

La tenue d’entraînement blanche, veste et pantalon, fermée par la ceinture (obi). On dit aussi dōgi (道着) ; l’appeler « kimono » est un abus de langage.

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Ken

Le sabre. En aïkido, on l’étudie avec le bokken, car de nombreux mouvements à mains nues en dérivent.

Armes Voir →

Ki

L’énergie vitale, le souffle. Notion centrale des arts japonais, le mot désigne aussi l’intention et l’attention que l’on met dans le geste.

Principes

Kiai

Cri qui concentre l’énergie au moment de l’action. Rarement utilisé en aïkido, qui privilégie un souffle maîtrisé ; plus largement, le mot désigne l’union de l’énergie et de l’intention.

Principes

Kōhai

Un cadet, arrivé au dojo après soi. La relation senpai–kōhai repose sur l’entraide et le respect mutuel.

Personnes et grades

Kokyū

La respiration, et par extension la puissance qui naît d’un corps coordonné avec le souffle (kokyū-ryoku, 呼吸力). Elle donne son nom au kokyū-hō et au kokyū-nage.

Principes

Kokyū-hō

Exercice souvent pratiqué en fin de cours, à genoux face à face sur ryōte-dori : on déséquilibre le partenaire par la coordination du souffle et du corps, sans force musculaire. On l’appelle aussi kokyū-dōsa (呼吸動作).

Techniques

Kokyū-nage

« Projection par le souffle » : famille de projections sans clé articulaire, fondées sur le timing, le déséquilibre et la coordination de tout le corps.

Techniques Voir →

Koshi

Les hanches et le bas du dos, source de la puissance. Il donne son nom à koshi-nage, la projection par la hanche.

Corps et cibles

Koshi-nage

« Projection par la hanche » : tori place ses hanches sous le centre d’uke et le fait basculer par-dessus.

Techniques Voir →

Kote

L’avant-bras près du poignet, et le poignet lui-même. On le retrouve dans kote-gaeshi, kote-mawashi (nikyō) et kote-hineri (sankyō).

Corps et cibles

Kote-gaeshi

« Retournement du poignet » : projection par une torsion du poignet vers l’extérieur, qui fait chuter uke sur le dos ; souvent suivie d’une immobilisation.

Techniques Voir →

Kubi

Le cou. On le retrouve dans kubishime (首絞め), l’étranglement.

Corps et cibles

Kumijō

Exercices codifiés au bâton (jō) avec un partenaire.

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Kumitachi

Exercices codifiés au sabre (bokken) avec un partenaire.

Armes Voir →

Kuzushi

Le déséquilibre : amener le partenaire hors de sa stabilité avant d’appliquer la technique. Sans kuzushi, pas de technique efficace.

Principes

Kyū

Les grades d’élève, avant la ceinture noire. On les compte à rebours : plus le chiffre est petit, plus le grade est élevé, et le 1er kyū précède le premier dan.

Personnes et grades

M

Ma-ai

La juste distance avec le partenaire. La bonne distance se dit « juban-no-ma-ai » ; trop grande, c’est « tō-ma » (遠間), trop petite, « chika-ma » (近間). Elle est correcte lorsque les mains des deux pratiquants peuvent se toucher.

Principes

Mae

Devant, vers l’avant. Mae ashi est le pied avant ; mae ukemi, la chute avant.

Postures et déplacements

Masakatsu agatsu

« La vraie victoire est la victoire sur soi-même » : l’une des devises d’Ō-sensei, souvent complétée par katsuhayabi (勝速日), « la victoire immédiate ».

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Men

Le visage, la tête ; par extension, une frappe à la tête, comme dans shōmen-uchi ou yokomen-uchi.

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Metsuke

La manière de regarder : un regard global, posé sur l’ensemble du partenaire plutôt que fixé sur sa main ou son arme, « comme on regarde une montagne lointaine » (enzan-no-metsuke).

Principes

Mokusō

Brève méditation silencieuse en seiza, les yeux mi-clos, au début ou à la fin du cours, pour calmer l’esprit et se rendre disponible.

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Morote-dori

Uke saisit un seul avant-bras de tori avec ses deux mains. On dit aussi katate ryōte-dori (片手両手取り).

Attaques Voir →

Mudansha

« Celui qui n’a pas de dan » : pratiquant encore en grade kyū.

Personnes et grades

Mune

La poitrine ; mune-dori est la saisie de la veste à hauteur de poitrine.

Corps et cibles

Mune-dori

Saisie de la veste à hauteur de poitrine, d’une main (on dit parfois muna-dori).

Attaques Voir →

Musubi

Le lien, l’union : la connexion qui s’établit avec le partenaire au moment du contact, jusqu’à ne faire plus qu’un seul mouvement.

Principes

N

Nage-waza

Les techniques de projection, où uke est envoyé au sol et se protège par l’ukemi.

Techniques Voir →

Nikyō

« Deuxième enseignement » : clé de poignet qui plie et fait tourner la main vers l’intérieur de l’avant-bras. Aussi appelé kote-mawashi (小手回し).

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O

Ō-sensei

« Grand maître » : le nom respectueux donné à Ueshiba Morihei (植芝盛平, 1883–1969), fondateur de l’aïkido. Il a forgé son art à partir d’arts martiaux plus anciens, notamment le Daitō-ryū aiki-jūjutsu, et d’une profonde quête spirituelle.

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Obi

La ceinture qui ferme le keikogi. La ceinture noire signale un pratiquant gradé dan (yūdansha).

Au dojo

Okuri-ashi

« Pas envoyé » : le pied situé du côté de la direction voulue part en premier et l’autre suit aussitôt. Il permet de se déplacer dans toutes les directions sans croiser les pieds.

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Omote

« Devant » : forme d’une technique exécutée devant le partenaire (uke), en entrant dans son attaque.

Postures et déplacements

Onegai shimasu

« S’il vous plaît » : formule dite en saluant, au début du cours ou en invitant un partenaire, pour lui demander de pratiquer ensemble.

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R

Randori

Pratique libre face à plusieurs attaquants (on dit aussi taninzu-gake, 多人数掛け), qui développe la mobilité, le calme et le sens de l’espace.

Techniques

Rei

Le salut. On s’incline sans courber le dos : profondément devant un professeur ou un ancien, un peu moins devant un camarade, en restant vigilant. On salue en entrant et en sortant du dojo et pour inviter un partenaire ; à genoux, c’est le za-rei (座礼), debout, le ritsu-rei (立礼).

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Ryōkata-dori

Saisie des deux épaules de tori, de face.

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Ryōsode-dori

Saisie des deux manches de tori, à hauteur des coudes.

Attaques Voir →

Ryōte-dori

Saisie des deux poignets de tori, chaque main d’uke en prenant un.

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S

Sankyō

« Troisième enseignement » : torsion du poignet en rotation, qui contrôle tout le bras jusqu’à l’épaule. Aussi appelé kote-hineri (小手捻り).

Techniques Voir →

Seiza

La position à genoux : assis sur les talons, dos droit, mains à plat sur les cuisses. On pose d’abord le genou gauche puis le droit ; pour se relever, on dégage d’abord la jambe droite.

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Senpai

Un ancien, qui pratique depuis plus longtemps que soi. Il aide les plus récents et montre l’exemple.

Personnes et grades

Sensei

« Celui qui est né avant » : le professeur. C’est ainsi qu’on s’adresse à la personne qui enseigne, le mot se plaçant après son nom.

Personnes et grades

Shidōin

« Instructeur » : titre d’enseignant décerné par l’Aikikai, en principe à partir du 4e dan. Il se situe entre fukushidōin et shihan.

Personnes et grades

Shihan

« Maître-modèle » : le plus haut titre d’enseignant décerné par l’Aikikai, en principe à partir du 6e dan. Le fondateur du club, le regretté Bernard Caloz, portait ce titre.

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Shihō-nage

« Projection dans les quatre directions » : tori passe sous le bras d’uke et le projette en repliant ce bras vers son épaule, comme une coupe de sabre. L’une des techniques les plus emblématiques de l’aïkido.

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Shikkō

La marche à genoux, utilisée en suwari-waza. Exigeante au début, elle renforce les hanches et le centre.

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Shisei

La posture : un corps droit, détendu et centré, qui permet de bouger librement. On la travaille autant que les techniques.

Principes

Shizentai

La posture naturelle : debout, pieds écartés à la largeur des épaules, corps droit et détendu.

Postures et déplacements

Shōmen-tsuki

Coup de poing direct vers l’avant, au niveau du ventre ; on dit aussi chūdan-tsuki (中段突き), ou simplement tsuki.

Attaques Voir →

Shōmen-uchi

Frappe verticale descendante sur le sommet de la tête, avec le tranchant de la main (tegatana), comme une coupe de sabre.

Attaques Voir →

Sode

La manche ; ryōsode-dori est la saisie des deux manches.

Corps et cibles

Suburi

Coupes ou mouvements de base répétés seul, au bokken ou au jō, pour affiner la posture et le geste.

Armes Voir →

Suri-ashi

Marche glissée : les pieds effleurent le tatami sans vraiment le quitter, pour rester stable à chaque instant.

Postures et déplacements Voir →

Suwari-waza

Techniques pratiquées à genoux par les deux partenaires. Une excellente école pour apprendre à utiliser les hanches et le centre.

Postures et déplacements

T

Tachi-waza

Techniques pratiquées debout par les deux partenaires.

Postures et déplacements

Tai sabaki

Les déplacements du corps : toutes les façons de bouger pour sortir de la ligne d’attaque, se placer et guider le partenaire. Au club, on travaille notamment mae ashi irimi tsugi ashi, ushiro ashi irimi, ushiro ashi tenkan, mae ashi tenkan, mae ashi tenshin, ushiro ashi tenshin yose ashi, zen kaiten sabaki et han kaiten sabaki (gyaku sankaku).

Postures et déplacements Voir →

Takemusu aiki

Expression d’Ō-sensei pour le stade ultime de l’aïkido : la capacité de faire naître spontanément, à chaque instant, la technique adaptée à la situation.

Principes Voir →

Tantō

Le couteau, le poignard ; en pratique, une réplique en bois ou en plastique, utilisée pour apprendre à se défendre contre une attaque armée (tantō-dori).

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Tatami

Les tapis sur lesquels on pratique, et par extension la surface de pratique elle-même. On y marche pieds nus et on les garde propres.

Au dojo Voir →

Te

La main. Son tranchant s’appelle tegatana (手刀), le « sabre de la main ».

Corps et cibles

Tegatana

Le « sabre de la main » : le tranchant de la main, utilisé comme une lame pour couper, guider ou frapper. Une notion centrale, héritée du travail au sabre.

Corps et cibles Voir →

Tekubi

Le poignet, cible des saisies comme katate-dori.

Corps et cibles

Tenchi-nage

« Projection ciel et terre » : une main monte vers le ciel, l’autre descend vers la terre, et uke est projeté entre les deux, typiquement sur ryōte-dori. On écrit tenchi, et non « tenshi » comme on le lit parfois.

Techniques Voir →

Tenkan

« Changer de direction » : pivoter d’un demi-tour pour accueillir la force du partenaire et se retrouver à ses côtés, tourné dans la même direction que lui. Au club, on distingue mae ashi tenkan et ushiro ashi tenkan.

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Tenshin

« Tourner le corps » : esquive qui fait sortir de la ligne d’attaque en pivotant, souvent en diagonale arrière, pour laisser passer la force du partenaire. Au club : mae ashi tenshin et ushiro ashi tenshin yose ashi.

Postures et déplacements Voir →

Tori

Celui qui est attaqué et exécute la technique. On dit aussi nage (投げ, « celui qui projette »).

Personnes et grades

Tsugi-ashi

Pas chassé : un pied avance, l’autre le rejoint sans le dépasser, de sorte que la garde ne change pas.

Postures et déplacements Voir →

U

Ude

Le bras. Ude-osae (腕押さえ), « contrôle du bras », est l’autre nom d’ikkyō.

Corps et cibles

Uke

Celui qui attaque et qui « reçoit » la technique : il est guidé, neutralisé ou projeté, et se protège par l’ukemi. Son rôle est aussi formateur que celui de tori.

Personnes et grades

Ukemi

L’art de chuter et de recevoir la technique sans se blesser : mae ukemi (roulade avant), ushiro ukemi (chute arrière) et tobu ukemi (chute plaquée, « en vol »). L’une des premières choses que l’on apprend au dojo.

Postures et déplacements Voir →

Ura

« Derrière » : forme d’une technique exécutée en passant derrière le partenaire, généralement en pivotant (tenkan).

Postures et déplacements

Ushiro

Derrière, vers l’arrière. Ushiro ashi est le pied arrière ; les attaques ushiro viennent de derrière.

Postures et déplacements

Ushiro eri-dori

Par derrière, uke saisit le col de la veste de tori.

Attaques Voir →

Ushiro katate-dori kubishime

Par derrière, uke saisit un poignet de tori d’une main et l’étrangle (kubishime) de l’autre bras.

Attaques Voir →

Ushiro ryōhiji-dori

Par derrière, uke saisit les deux coudes de tori.

Attaques Voir →

Ushiro ryōkata-dori

Par derrière, uke saisit les deux épaules de tori.

Attaques Voir →

Ushiro ryōte-dori

Par derrière, uke saisit les deux poignets de tori.

Attaques Voir →

Ushiro-waza

Techniques sur des attaques venant de derrière (ushiro), comme ushiro ryōte-dori ou ushiro eri-dori.

Postures et déplacements Voir →

W

Waza

Technique. Le mot entre dans de nombreuses expressions : suwari-waza, tachi-waza, nage-waza…

Techniques

Y

Yokomen-uchi

Frappe circulaire, en diagonale, sur le côté de la tête (tempe ou cou), avec le tranchant de la main.

Attaques Voir →

Yonkyō

« Quatrième enseignement » : pression sur un point sensible de l’avant-bras, près du poignet. Aussi appelé tekubi-osae (手首押さえ).

Techniques Voir →

Yose-ashi

« Pas rapproché » : ramener un pied vers l’autre après un déplacement, pour retrouver une garde stable. On le retrouve dans l’ushiro ashi tenshin yose ashi.

Postures et déplacements Voir →

Yūdansha

« Celui qui a un dan » : pratiquant ceinture noire. Au club, les yūdansha portent le hakama.

Personnes et grades

Z

Zanshin

« L’esprit qui demeure » : la vigilance maintenue après la technique. On reste présent et attentif au partenaire, même une fois le mouvement terminé.

Principes

Compter au dojo

De un à dix

  1. Ichi 1
  2. Ni 2
  3. San 3
  4. Shi / Yon 4
  5. Shichi / Nana 5
  6. Go 6
  7. Roku 7
  8. Hachi 8
  9. Kyū / Ku 9
  10. Jū 10